08.09.2011

La crise et après?

En réaction à un article posté sur son blog par Bruno Colmant (http://blogs.lecho.be/colmant/2011/09/un-automne-volatil....), voici ce que j'ai répondu:

Nous sommes nombreux, économistes, observateurs ou simples citoyens, à partager ce type d’analyse. Elle est tristement convaincante. Mais comment aller au-delà ? Quelles solutions y apporter ? Et, surtout, comment absorber les chocs inévitables ? Certaines catégories de personnes s’en sortiront plutôt bien malgré un appauvrissement collectif. Mais les autres ? Les déjà pauvres et les futurs déclassés ? Quelle société leur promet-on ?

Ce n’est pas une réaction défaitiste que de se préparer au pire. Nous devons évidemment continuer à nous battre pour sauver notre modèle économique ou pour le faire évoluer de manière à minimiser les conséquences de la crise et de nos erreurs passées. Mais, comme vous le dites, il y aura appauvrissement. Beaucoup le savent et le craignent. D'autres (se) le cachent mais ce n'est pas la position la plus adéquate / enviable.  

Il y aura plus de chômage, de sentiment d’échec, de solitude, d’absence de lendemain. C’est déjà le cas, d’ailleurs. La peur pour soi, la peur pour ses enfants sont des sentiments qui avaient disparus comme une maladie que l’on croyait éradiquée par un vaccin miraculeux. Ils sont revenus. Il est donc désormais urgent de s’interroger sur le modèle de société que nous voulons pour absorber ces chocs, rendre du bien-être à ceux que l’économie et la mauvaise gestion politique de celle-ci conduiront à la  chute. Trouver un modèle où les liens, le partage et la solidarité, l’effort collectif côtoieront l’intelligence, la curiosité, la connaissance, le dépassement de soi, le plaisir d’agir, de bien faire,…

Officiellement, on cherche depuis longtemps. Il va bien falloir par trouver !

 

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